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mis en place
le 7 juillet 2005

 

 

 

     L’acronyme « DV », qui signifie Digital Video, ou vidéo numérique en français, symbolise la révolution qui s’est produite il y a quelques années dans le monde de l’image animée. Il était logique qu’après le texte, le dessin, le son et l’image fixe, la vidéo soit elle aussi atteinte par les bouleversements de l’ère numérique.

Concrètement, l’émergence des formats DV et, pour les non-professionnels, MiniDV, s’est traduite par la possibilité d’enregistrer, de copier et de visionner des « films » pour des coûts relativement réduits, et sans aucune perte de qualité par rapport à l’original.

La prise de vues s’effectue à l’aide de camescopes valant souvent moins de 1.000 euros et si miniaturisés que certains tiennent dans la paume de la main. Quant au montage, un simple PC ou Macintosh accomplit aujourd’hui ce que seuls des bancs de montage professionnels de plusieurs centaines de milliers d’euros pouvaient faire hier.

Comme on pouvait le prévoir, la démocratisation de l’enregistrement et du traitement de l’image animée a entraîné exactement le même genre de conséquences que l’avènement de la PAO dans les années 1980 : des milliers de personnes se sont mises à utiliser des outils de type cinématographique, toujours plus puissants et conviviaux, mais sans la moindre maîtrise des concepts de base élaborés par des générations de cinéastes.

C’est un peu comme s’il s’agissait de traverser Paris au volant d’une Ferrari sans savoir ce qu’est le Code de la Route : le résultat est souvent désastreux... à l’instar —pour reprendre la comparaison avec la PAO— de ces luxueuses publicités qui s’étalent sous nos yeux, souvent émaillées de fautes d’orthographe !

De plus, les images produites par les caméras MiniDV sont, tout comme leurs grandes sœurs professionnelles, affligées de ce que j’appelle « le fléau de la vidéo ».

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     L’image produite par une bonne caméra vidéo moderne est d’une précision toute chirurgicale : aidée par l’auto-focus, la mise au point est le plus souvent parfaite, et de toutes façons, les contraintes optiques existant entre la taille de l’objectif et celle du ou des capteurs CCD sont telles que l’image est nette du premier plan jusqu’à l’infini. Cette profondeur de champ quasi-totale est sûrement une bénédiction pour la plupart des vidéastes amateurs mais, si elle convient très bien pour immortaliser le baptême du petit dernier, elle empêche radicalement la mise en perspective des différents plans et produit une image d’où aucun élément ne se détache des autres.

De plus, l’image vidéo traditionnelle est très contrastée mais n’offre qu’une échelle de couleurs réduite : les noirs sont très noirs (adieu les gris foncés) et les blancs sont facilement « brûlés » par la surexposition (et les blancs cassés ont disparu).

Image « chirurgicale », profondeur de champ énorme, absence de nuances dans la colorimétrie, telles sont les caractéristiques principales du « fléau » qui permettent de reconnaître au premier coup d’œil les images tournées en vidéo, par opposition à celles tournées avec une caméra argentique.

Tous ces inconvénients n’en sont pas pour l’immense majorité des utilisateurs qui sont, au contraire, fort satisfaits d’obtenir des images qui ressemblent à peu de chose près aux reportages que diffusent les jounaux télévisés.

Toutefois, les amateurs qui ont envie de réaliser de « vrais films », et qui pensent que les moyens techniques leur en sont donnés, déchantent rapidement en constatant qu’ils n’ont justement pas envie que leurs images ressemblent à des reportages d’actualité, mais plutôt à ce qu’ils voient sur le grand ou le petit écran quand ils visionnent une œuvre de fiction...

Jusqu’à une date récente, il n’existait pas vraiment de remède au « fléau de la vidéo », essentiellement parce que toutes les caméras capturaient les images en mode dit « entrelacé », au rythme d’une demi-image (ou trame) à chaque 1/50ème de seconde, exactement comme une télévision s’y prend pour les afficher : c’est le mode dit « 50i » (le i signifie interlaced, entrelacé), commun aux normes PAL (qu’utilisent tous les camescopes MiniDV en Europe) et SECAM.

Heureusement, il existe maintenant une exception.

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     Aujourd’hui en effet, une caméra vidéo permet aussi de s’affranchir des trames vidéo et de capturer des images entières, soit 25 images au lieu de 50 demi-images. Ce mode de capture, appelé « progressif », est connu sous l’abréviation 25P.

Ce mode progressif s’apparente à celui utilisé par les caméras de cinéma, qui ignorent le mode entrelacé. Elles ne capturent pas de demi-images (ou trames) à raison de 50 par seconde, mais des images entières, au rythme de 24 par seconde. Le mode 25P est donc très proche de celui utilisé avec le film argentique.

Cette caméra, c’est la Panasonic AG-DVX100A, à laquelle ce site est consacré. Elle n’est pas la première à utiliser le mode progressif 25P ; d’autres caméras, notamment de la SDX-900 de Panasonic, l’utilisent également, mais il s’agit là d’un engin professionnel coûtant plusieurs dizaines de milliers d’euros. Pour une image grand format de la SDX-900, voir ici.

L’AG-DVX100A est la première à mettre à la portée de l’amateur averti la capacité de produire des images très proches de celles du cinéma, pour un prix inférieur à 4.500 €.

Cette capacité se manifeste non seulement rgâce au mode progressif 25P, mais également grâce à la modification des courbes tonales, dites « gamma », pour se rapprocher de celles du film argentique, ainsi que par une très vaste palette de  réglages qui permettent de « travailler » l’image pour obtenir des rendus très proches du « look cinéma ».

La contrepartie de cette richesse fonctionnelle est, bien entendu, la complexité de l’engin. La DVX100A est utilisable, comme n’importe quel camescope, en mode tout automatique, et elle produira alors d’excellentes images, comme n’importe quel camescope semi-professionnel de dernière génération.

Mais elle peut aussi faire beaucoup plus, et c’est ce que j’essaierai d’expliquer et de montrer sur ce site.

 

 

 

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Décembre 2005
Après 18 mois de bons et loyaux services, je viens de revendre ma DVX100 A pour acquérir le nouveau modèle, baptisé DVX100 B.

Mise à part son anecdotique robe plus foncée que celle du modèle précédent, la 100 B présente plusieurs améliorations significatives.

En premier lieu, la qualité du viseur et de l’écran LCD ont été notablement améliorées, ce qui est perceptible au premier coup d’œil pour un utilisateur habitué de la 100 A.


Ensuite, lorsqu’on tourne en 16:9, la 100 B permet de visualiser une image aux proportions exactes, alors que la 100 A présentait une image « étroitisée » horizontalement. Surtout, la 100 B est la première caméra dans cette gamme de prix à offrir un vériable underscan, c’est-à-dire qu’elle montre vraiment l’intégralité de l’image, sans rogner légèrement les bords comme le font toutes les autres.

De plus, ce nouveau modèle permet de télécommander la mise au point, et présente encore d’autres améliorations que j’espère avoir le loisir de détailler prochainement au travers des pages de ce site.

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