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      Même si vous possédez (ou avez accès à) un steadicam, une épaulière est un outil très utile à posséder. Elle rend le portage de la caméra plus facile et vous offre un degré de stabilisationn bien supérieur à celui d’une caméra simplement portée à la main, tout en demeurant assez compacte pour pouvoir être utilisée dans les lieux peu spacieux (là où un opérateur steadicam a souvent bien des soucis pour évoluer).

Il existe de très nombreux modèles différents d’épaulières, de la très simple SpiderBrace à la très sophistiquée DVRigPro. Clarifions donc les choses dès le départ : avec son ceinturon, son bras de suspension à ressort incorporé et ses nombreux boutons de réglage, la DVRigPro semble quelque peu complexe à mettre en œuvre, à équilibrer et à utiliser (encore que son efficacité ne fasse aucun doute lorsque l’on maîtrise bien l’engin). Elle semble également volumineuse, et peut-être délicate à utiliser lorsqu’on dispose de peu de place pour évoluer. De plus, possédant déjà un stabilisateur Aigle, je ne cherchais pas quelque chose qui se présenterait comme « une sorte de steadicam », sans toutefois en être un, et il s’en faut de beaucoup.

Pour la même raison,j’ai écarté le modèle britannique Pag Orbitor, qui a semble-t-il connu des problèmes de fonctionnement liés à son bras à ressort (ce modèle utilise le même concept que le DVRigPro).

Test du SpiderBrace

J’ai donc décidé d’acquérir un SpiderBrace qui, pour 65 dollars, me semblait présenter un très bon rapport qualité-prix. Cet accessoire est fabriqué et distribué artisanalement par un passionné texan nommé Marcos Gonzalez, qui est de commerce très agréable. Son SpiderBrace se compose de trois éléments en PVC gainés d’une mousse douce et ferme, reliés à la platine centrale qui accueille la caméra. Deux vis papillon peuvent être utilisées pour disposer la caméra plus ou moins en avant ou en arrière (seule la vis la plus en avant est utilisable avec une DVX100). L’ensemble est extrêmement simple à utiliser.


Le SpiderBrace : simple, léger, raisonnablement solide, très bon marché


Détail de la platine avec ses deux vis


La DVX100 B sur le SpiderBrace

Le SpiderBrace is n’est pas inconfortable à porter sur l’épaule car il est très léger, même avec une DVX installée dessus. La mousse fournit un amortissement raisonnable ainsi qu’un grip excellent et confortable pour les mains. C’est un outil élémentaire mais bien fabriqué et d’excellente qualité pour son prix. J’aurais préféré que les tubes de PVC soient d’un diamètre quelque peu supérieur pour mieux accommoder les grandes mains, et les poignées auraient pu être un peu plus écartées pour une stabilité encore meilleure, mais en l’état, le SpiderBrace demeure pratique à utiliser, sous réserve de ce que je vais dire ci-après.


Vue de l’arrière


On peut utiliser l’écran LCD pour cadrer confortablement,
mais certains pourront trouver qu’il est très proche des yeux


Il est également envisageable d’utiliser le viseur, mais pas longtemps
car il est alors nécessaire d’incliner sérieusement la tête

Comme vous pouvez le voir sur les images ci-dessus, la DVX100 est une caméra volumineuse à utiliser avec le SpiderBrace, mais ça marche. En fait, le plus sérieux problème selon moi n’est pas la taille mais le poids : même sans rails, sans mattebox, sans micro-canon ni aucun autre accessoire, le seul poids de la DVX100 tend à faire piuqer du nez l’ensemble, ce qui signifie que vous devez compenser en permanence avec les bras. C’est loin d’être insurmontable mais cela devient fatiguant au bout d’un moment, et distrait la concentration du cadreur.

Que peut-on y faire ? À l’évidence, ajouter du poids sur l’arrière pour rééquilibrer l’épaulière lorsqu’elle porte une caméra un peu lourde. L’épaulière en elle-même étant très légère, ajouter quelques kilos de lest ne devrait pas faire une grande différence en termes de portage. Le problème est que le SpiderBrace n’a pas été conçu pour cela au départ : il va donc falloir expérimenter...

Personnaliser le SpiderBrace

À dire vrai, le bricolage auquel j’ai eu recours est des plus simple : après avoir soigneusement retroussé la mousse, un trou a été percé à l’arrière de l’épaulière ; une vis y a été insérée, sur laquelle trois poids d’un kilo chacun ont été disposés avec des rondelles et des patins de feutre. Ainsi, le lest demeure facilement ajustable.


Les trois poids d’un kilo en place sur le SpiderBrace


Vue de l’autre côté : la tête de la vis dissimulée par
un adhésif fort


Le SpiderBrace lesté de 3 kilos

Comme vous le voyez ci-dessus, ce bricolage n’a rien de très esthétique mais il demeure relativement « propre » et, pour le cadreur, c’est le jour et la nuit ! La caméra est maintenant parfaitement équilibrée sur l’épaule, y compris si on lui ajoute des accessoires, et il est toujours possible, par exemple, de remplacer l’un des poids d’un kilo par un autre de deux kilos, la vis ayant été choisie suffisamment longue dans ce but.

Ainsi personnalisé pour quelques euros, le SpiderBrace devient une véritable épaulière qui tient en équilibre quasiment sans effort, qui est facilement utilisable dans des espaces réduits et qui procure une excellente stabilisation de l’image.

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